Diffusé lors de la 3ème édition du Festival Sard en 2025.
Article de Eva Moussafir, publié le 18 novembre 2025
Chronique d’Haïfa, une discordance générationelle et identitaire.
Scandar Copti nous montre les relations entre Palestiniens et Israéliens, les aléas des membres d’une famille, mais aussi la diversité des visions du pays. Ce film témoigne de la vie à Haïfa pour des Palestiniens, mélangeant la difficulté de vivre, mais aussi les attentes familiales subies par les plus jeunes des familles.
Ce film met en lumière les oppositions entre générations, les rêves et désirs qui se heurtent à la parentalité et l’espoir de voir son enfant accomplir ce qui a été impossible, mais aussi ce qui est jugé comme acceptable ou comme étant le ‘bon chemin’. « La relation entre Hanan et Fifi permet de traiter la tension entre deux générations, entre le respect des traditions et la liberté individuelle. » (Nour Films)
Ce film nous est conté à travers le regard de femmes israéliennes et palestiniennes, Scandar s’intéresse « toujours en premier lieu aux personnages de mon histoire qui souffrent le plus. Et dans mon cas, ce sont les femmes. Elles sont opprimées politiquement, culturellement et socialement. Ce sont elles qui subissent le plus ce système. Je crois que l’émancipation des femmes est la condition d’une vraie libération. » (Nour Films) Scandar n’illustre pas uniquement la difficulté des Palestiniens, mais montre l’intersectionnalité d’être une femme palestinienne à Haïfa

Bande annonce du film
Articles
« Chroniques d’Haïfa – Histoires palestiniennes. » Nour Films, https://www.nourfilms.com/cinema-independant/chroniques-dhaifa/.

